Service d'Observation des radars Doppler Volcanologiques
Radar antenna at 2.6 km west of Arenal volcano (2650 m, Costa Rica) |
VOLDORAD (Volcano Doppler Radar) est un radar Doppler volcanologique transportable conçu
à l’Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand
spécifiquement pour l’étude et la surveillance des éruptions volcaniques explosives.
Adapté des radars UHF profileurs de vent, il représente un outil de télédétection de pointe dans
l’étude et la surveillance des jets de lave et panaches de cendres, où les réflecteurs dominants
sont les particules de lave propulsées au-dessus de l’évent par la violente expansion des gaz
magmatiques sous pression.
L'intérêt majeur des radars Doppler réside dans leur capacité à sonder
l’intérieur des jets/panaches volcaniques et dans le suivi temps-réel et à la source des vitesses
d'émission et de la réflectivité des ejecta et, par inversion, la quantification des flux de magma
et de gaz émis.
Déjà éprouvé dans différents environnements (7 campagnes de mesures sur les volcans
Etna, Arenal, Popocatépetl et Yasur) et sur le long terme (campagnes d’un an au Popocatépetl, 3
mois à Arenal, Etna depuis juillet 2009), notre radar s'avère être un outil de surveillance efficace,
quantitatif (intensité, magnitude), temps réel et tout-temps, ainsi qu'un puissant moyen d'investigation
sur la dynamique de l'activité éruptive sur une gamme d'échelle de temps très large (0,1s -
plusieurs années).
Les corrélations avec d’autres méthodes, géophysiques en particulier, apportent
en outre de précieuses informations sur la dynamique du magma dans le conduit, contribuant à imager
de façon plus complète la dynamique éruptive au cours du temps depuis les processus de dégazage en
profondeur jusqu’à l’évolution de l’activité en surface.
L’OPGC et le LMV possède l’une des deux seules équipes au monde à utiliser des systèmes transportables de radar Doppler au sol pour le sondage à distance des jets et panaches volcaniques. Les radars commerciaux de l’équipe de Hambourg fonctionnent en modulation de fréquence, avec une courte longueur d’onde et un faisceau étroit ; compacts, ils sont bien adaptés à l’étude d’objets proches. Nos radars pulsés (VOLDORAD), conçus spécifiquement pour les mesures volcanologiques, sont plus puissants, réglables, avec une meilleure fréquence d’acquisition ; ils peuvent donc mesurer des vitesses plus élevées, à des distances supérieures et sont donc mieux adaptés pour l’étude d’éruptions intenses. Le principal avantage de ces méthodes de télédétection active est le sondage à distance de volumes spécifiques à l’intérieur des jets éruptifs, juste au dessus du cratère, et donc proche de la source des émissions. Peu atténué par les hydrométéores, surtout en UHF comme VOLDORAD, le signal radar peut être transmis à travers les nuages et de nuit lorsque les observations directes sont difficiles. En outre, leur fréquence d’acquisition élevée et leur résolution spatiale adaptée fournissent des séries temporelles sur les vitesses et la puissance rétrodiffusée par les éjectas, utilisables pour quantifier en temps réel l’intensité relative d’une éruption. Ces avantages par rapport aux méthodes vidéo- et photo-grammétriques traditionnelles font de la télédétection par radar Doppler une méthode puissante et adaptée pour la surveillance continue de l’activité volcanique. Elle permet en outre de sonder des éruptions d’intensité faible ou modérée, de type Strombolien ou fontaine de lave, sur lesquels peu de détails sont détectables par satellite. Néanmoins, pour les activités plus explosives, les sondages radars au sol peuvent utilement compléter les observations des nuages volcaniques par satellites, en fournissant des mesures simultanées à la source.
Équipe :
- Franck Donnadieu, Physicien adjoint, OPGC - LMV
- Sébastien Valade, doctorant OPGC - LMV
- Jacques Fournet-Fayard, Physicien Adj., OPGC - LaMP
- Claude Hervier, Ingénieur d’Etude, OPGC - SDT
- Patrick Freville, Ingénieur de Recherche, OPGC – SDT
- Sandrine Rivet, Assitant Ingénieur, OPGC - UMS833
- Thierry Souriot, Ingénieur de Recherche, OPGC-LMV
- Philippe Cacault, Ingénieur d’Etude, OPGC - UMS833
- Yves Pointin, C.R. au CNRS, OPGC – LaMP
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Principaux partenaires :
- Michele Prestifilippo, INGV, Sezione di Catania, Italie
- Mauro Coltelli, INGV, Sezione di Catania, Italie
- Philippe Lesage, Université de Savoie - LGIT, France
- Mauricio Mora, Universidad de Costa Rica
- Patrick Allard, IPG Paris, France
- Andrew Harris, LMV – OPGC, France
- Guillermo Alvarado, ICE - Universidad de Costa Rica
- Sylvie Vergniolle, IPG Paris, France
- Carlos Valdez Gonzales, UNAM, Mexique
- Enrique Guevarra Ortiz, CENAPRED, Mexique
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